Dimitri Casali, solide comme un rock

Le souci de la transmission

Et c’est face à des élèves vifs et intéressés, mais souvent dépourvus de bases et de connaissances, que germe dans l’esprit de Dimitri Casali l’idée de rendre l’Histoire, et l’ensemble des notions scolaires, plus attractives et accessibles. Cette « vulgarisation » va d’abord emprunter les chemins de la musique. Dimitri Casali décide en effet de mettre son expérience musicale au service de cette transmission du savoir auprès des jeunes. En 1979, il a en effet fondé, avec des amis de lycée, un groupe baptisé « Apple pie ». Remarqué par ses disques et ses prestations sur scène, le groupe, porteur d’une sonorité originale, a enregistré, durant une décennie, un succès notable.

Fort de cette expérience, Dimitri Casali a l’intuition que la musique peut servir la pédagogie. Et il invite ses élèves à découvrir les grands personnages de notre Histoire nationale au travers de chansons originales. Inutile de dire que les jeunes en redemandent. Si le Ministère reste réservé, les parents et le principal lui apportent leur appui. Toujours soucieux de mettre l’Histoire à la portée des enfants, il rédige ensuite une série d’ouvrages qui, dans un langage simple et accessible, présentent aux jeunes des figures aussi emblématiques que Charlemagne ou Napoléon. Le livre sur l’Empereur s’accompagne d’un CD, qui deviendra plus tard « Napoléon l’opéra rock ». Enfin, Dimitri Casali insiste sur la remise à l’honneur des documents dans la transmission des savoirs. Toutes ces initiatives sont saluées par tous ceux qui insistent sur la nécessité de redonner à la jeunesse l’envie de mieux connaître l’Histoire.

La valeur intégratrice d’une Histoire nationale refondée

Dimitri Casali rappelle en effet, dans son ouvrage « Ces immigrés qui ont fait la France », qu’une connaissance appropriée de l’Histoire nationale a toujours été un important facteur d’intégration. Elle représente pour lui une des meilleures manières de comprendre en profondeur le fonctionnement et les spécificités de la société française. Et il insiste sur tous ces grands noms de notre Histoire qui, grâce au rayonnement particulier de la France, ont pu s’intégrer dans notre pays.

Pour Dimitri Casali, cette Histoire nationale ne servira de lien et de ciment entre des Français très divers que si on rétablit, dans l’enseignement, la trame de ce qu’on peut appeler le roman national. Dans son « Altermanuel d’Histoire de France », il déplore la disparition, dans les programmes scolaires, d’épisodes et de personnages essentiels de notre Histoire. Ce sont eux qui servent de repères aux élèves et tissent le fil d’un récit qui, peu à peu, forge l’identité propre d’un pays et la conscience de lui appartenir. Enfin, Dimitri Casali s’inquiète de l’effritement progressif d’une culture générale qui constitue pourtant le meilleur rempart contre les fanatismes.

Avec 47 livres et 30 critiques, il est aventureux dans sa plume, on peut dire que Dimitri Casali a sa propre façon d’illustrer les faits par l’écriture. Certains lui critiquent sa méthode de raconter l’histoire de la France. C’est pour cela, le mot « Vulgarisation historique » est lié à Dimitri Casali. Sortie en 2017, « la longue montée de l’ignorance », est un œuvre qui décrit comment la découverte scientifique nous amène vers l’ignorance et la paraisse intellectuelle en se basant sur à les statistiques d’une étude menés ayant une difficulté à bien lire et à écrire pour justifier son hypothèse.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *